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Accueil du site > L’équipe CoST > Programme scientifique > Axe 1 : Actions publiques et territoires.

Axe 1 : Actions publiques et territoires.

Responsables : M-P. Lefeuvre, H. Ter Minassian

Nous adoptons ici le vocable « actions publiques » pour caractériser toutes les actions qui mettent en jeu un public, qui répondent à l’impératif de publicisation, qui ont pour objectif la définition de biens communs et des modalités de l’intervention publique. En l’affichant dans le titre de cet axe, l’intention est de prendre des distances avec la notion de politiques publiques ou de politiques urbaines qui impliquent une cohérence sectorielle et conduisent souvent à privilégier une approche « top‐down ».. Il s’agit donc de poursuivre le décentrement de notre regard qui avait été initié dans le précédent contrat en nous intéressant non seulement aux actions des pouvoirs publics mais aussi à des actions en public et à des actions auprès de publics.

Pour le prochain contrat quadriennal, les chercheurs regroupés au sein de cet axe de recherche postulent l’intérêt de centrer leurs travaux sur l’analyse de situations d’action publique à partir de leurs dimensions spatiales et territoriales, d’une part, et d’identifier le rôle des recompositions contemporaines des formes de l’action publique dans les relations à l’espace des acteurs publics et des populations, d’autre part.

Dans la continuité des travaux actuellement engagés, des travaux (recherches collectives et individuels, thèses, réponses à des appels d’offre de recherche thématiques) seront développés sur trois principaux champs de recherche :
- Les relations entre contextes urbains et modalités d’action publique (en particulier les espaces centraux patrimonialisés, les grands ensembles, les espaces péri‐urbains, les espaces ruraux) ;
- Les modes de territorialisation des actions publiques environnementales, patrimoniales et sociales ;
- Les recompositions contemporaines des formes de l’action publique (nouvelle place de l’évaluation, des individus des groupes organisés, pilotage par les conséquences, rôle des instruments… ).

En outre, pour le prochain contrat nous proposons d’engager un programme d’actions collectives (séminaires, journées d’études, colloques, participation à des réseaux de recherche) autour de deux thématiques suivantes :

Thème 1 ‐ Accords et désaccords dans l’espace public

Il s’agit ici d’abord d’élargir dans une perspective comparative internationale les travaux initiés sur la productivité sociale et territoriale des situations de conflits et sur les effets des processus locaux de participation et de concertation, de mise en débat local des risques, et ensuite de développer une réflexion sur les modalités locales d’expression d’un sentiment d(e) (in)justice liés à des inégalités territoriales (en particulier environnementales). La confrontation de ces travaux avec ceux développés sur les actions mémorielles ou sur le rôle des médias locaux et la thématique nouvelle d’une approche territoriale des déterminants du vote doit permettre de développer collectivement une réflexion sur les modalités locales d’expression de désaccords ou de construction d’accords. Il s’agit aussi d’initier une réflexion sur les différentes interprétations des effets des situations locales d’engagement : modalités de constructions d’espaces publics (politiques) intermédiaires, formes d’empowerment ou recompositions de l’expression de la citoyenneté.

Thème 2 ‐ Régulations territoriales et rapport au droit

Il s’agit ici de développer une réflexion sur les dimensions spatiales et territoriales des processus de régulation et sur les dimensions juridiques de l’espace et des relations aux territoires. Sur la base de travaux initiés sur la notion de régulation et sur les qualifications juridiques de l’espace, nous nous intéresserons à la question du rapport au droit des institutions et des populations. Il s’agit ici de considérer le droit comme une activité sociale, analysée à partir de situations d’action publique dans lesquelles des groupes et individus interprètent les règles de droit, font l’expérience que le droit ne s’applique pas seul, qu’un travail d’actualisation locale est nécessaire. À partir de travaux sur la place du droit dans des situations de conflits, débats ou controverses et de la manière dont les processus de régulation formels et informels interagissent dans la production, la gestion et le gouvernement des espaces urbains ou des ressources « naturelles » nous développerons ici une réflexion collective sur la place du droit dans les recompositions des modalités territorialisées de l’action publique.