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VELAB

Le vélo, une alternative durable à la voiture pour les déplacements professionnels courte distance

Contrat débuté en 2011, achevé en 2013
(coord. : Bernard Buron)


Résumé du projet :

Ce projet s’inscrit dans la thématique des déplacements de personnes et des freins à la mobilité durable. Nous proposons une recherche centrée sur l’organisation des déplacements des salariés dans le cadre de leur activité professionnelle, plus précisément sur les déplacements de proximité (intersites, réunions…).
Nous partons d’un constat : les déplacements professionnels demeurent très majoritairement structurés autour de la voiture individuelle (de service, personnelle…). A partir d’une méthodologie originale mobilisant la sociologie ainsi que les sciences et techniques, bénéficiant de l’appui des entreprises concernées pour la définition des enjeux professionnels autour des mobilités, nous observerons et analyserons deux expériences tourangelles de mise à disposition de vélos aux salariés, une récemment lancée au sein de l’entreprise STMicroelectronics (flotte de vélos mécaniques et électriques), une seconde prochainement lancée en partenariat par l’agglomération Tour(s)Plus et l’Université François Rabelais de Tours (respectivement 30 et 10 vélos électriques). L’approche sociologique consistera à comprendre comment les salariés accueillent cette offre modale alternative à la voiture, renoncent à une organisation des déplacements très ancrée et s’approprient une nouvelle façon de se déplacer.

Projet financé par la Région Centre


Objectifs et finalités du projet :

Partant du constat que la voiture individuelle demeure encore largement le mode de transport le plus utilisé par les salariés pour les déplacements urbains sur de courtes distances, y compris dans les déplacements entre sites d’un même établissement, il apparaît comme pertinent d’interroger les conditions de réception d’une offre alternative aux véhicules motorisés. Nous proposons d’observer deux expériences de mise à disposition de flottes de vélos, mécaniques et électriques, une première démarrée récemment sur le site tourangeau du groupe STMicroelectronics, une seconde lancée au printemps 2011 et pour laquelle se sont associées l’agglomération Tour(S)Plus et l’Université François Rabelais de Tours.

L’objectif de VELAB est d’analyser la réception, par les salariés, d’une offre de vélos mis à disposition pour organiser certains déplacements professionnels. Il s’agit d’évaluer les conditions favorables à une ré-organisation modale qui intègre plus systématiquement les modes alternatifs à la voiture, et ce de manière pérenne. Ces offres répondent-elles à une attente des salariés désireux de changer leur organisation modale ? Enclenchent-elles une réflexion plus globale, tant du point de vue de l’entreprise que du point de vue du salarié ? Peut-on observer une porosité entre des changements induits dans les déplacements en lien avec l’activité professionnelle et une réorganisation modale des trajets domicile-travail, voire des trajets à caractère privés ? Autrement dit, des initiatives entreprises sur les lieux de travail en faveur des mobilités alternatives peuvent-elles influer sur la perception de l’ensemble des mobilités et conduire à une réorganisation de fond des déplacements, en particulier sur le plan modal ?

La question de l’acceptabilité, des conditions d’appropriation d’un mode alternatif et du caractère pédagogique d’une telle offre constitue l’enjeu central autour duquel se structure ce projet. Partant des dimensions organisationnelle (gestion quotidienne de l’activité et des contraintes associées), temporelle (articulation et compatibilité des multiples temporalités) et culturelle (représentations et perceptions en matière de mobilité), nous nous attacherons à identifier les facteurs humains favorables et ceux moins favorables à une appropriation dans la durée. Les sociologues collecteront également des données techniques qui peuvent impacter l’appropriation (accès aux vélos, sécurité et stationnement, poids des vélos électriques, autonomie et recharge des batteries...).

Au final, la recherche fournira des éléments d’analyse fins qui pourront constituer des pistes d’action et des préconisations dans la mise en place de stratégies qui visent tout autant à lever les freins qu’à favoriser une mobilité durable.