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Accueil du site > L’équipe IPAPE > Programme scientifique > Axe 2 – Risques, vulnérabilités et résiliences

IPAPE

Axe 2 – Risques, vulnérabilités et résiliences

L’axe est représentatif de l’intégration des thématiques paysage-environnement et aménagement-urbanisme. Il s’inscrit dans la continuité de recherches engagées et de nouveaux projets, notamment dus aux récents recrutements d’enseignants-chercheurs. L’étude des vulnérabilités territoriales et des risques collectifs appelle une interdisciplinarité propre à la complémentarité de l’équipe IPAPE.

La recrudescence d’aléas –plus ou moins anthropiques– déstabilisant les systèmes urbains et naturels est causée par l’agrégation de processus locaux et globaux. L’agrégation d’autres causes globales, comme les effets des modifications du climat, intéressent en premier lieu les sciences de l’espace. Mais, à une méso-échelle, temporelle et spatiale, les effets de la recrudescence d’aléas sont observés et particulièrement mesurables à l’échelle des territoires.

La diversification des formes d’urbanisation et la transformation des espaces naturels modifient les écosystèmes locaux et, imbriqués aux effets globaux du changement climatique, augmentent significativement la complexité des analyses en termes de vulnérabilités et risques collectifs, notamment d’origine naturelle. L’imbrication des effets -climatiques ou anthropiques- interdit une analyse déterministe des choses. Elle implique une recherche dont les objets sont inscrits dans un contexte d’incertitude.

Cette incertitude prend la forme d’une analyse du risque, défini comme l’exposition d’enjeux (patrimoniaux, économiques, humains...) à des aléas. La connaissance précise, même en termes probabilistes, de l’aléa suppose un examen précis de l’imbrication des effets globaux et locaux. Isoler l’enjeu de l’aléa revient à analyser sa vulnérabilité. D’une part, l’étude de la vulnérabilité des systèmes -urbains et naturels-, et l’étude des modalités pour la réduire permet de gérer ses effets en situation de crise. D’autre part, la prise en compte des risques et des vulnérabilités engendre des changements sur les processus décisionnels en matière d’aménagement de l’espace et d’opérations d’urbanisme, mais aussi sur les pratiques et les représentations des populations.

Deux chantiers sont en cours. Le premier d’entre eux, que l’on peut intituler « Vulnérabilité fonctionnelle des systèmes urbains et naturels » regroupe les recherches sur les outils et les modalités de mesures et dévaluation de la fragilité des systèmes urbains et naturels, selon différents type d’enjeux. On peut considérer deux phases. Premièrement, au stade du diagnostic et de la prévention, l’évaluation des vulnérabilités sociales (habitat par exemple) et économiques (localisation des industries par exemple) face aux dangers collectifs fait l’objet de travaux empreints des sciences de l’ingénieur et de la modélisation cartographique. La mesure des vulnérabilités se réalise aussi sur des enjeux de biodiversité faunistique et floristique face aux incertitudes du changement climatique. Deuxièmement, au moment de l’occurrence de risques, voire de situations de crise, la modélisation des effets des vulnérabilités et des risques porte également sur les effets spatialisés en termes d’accessibilité, sauvegarde et résilience (projet ACCELL ; dossier ANR Ville Durable). Il est à noter que ces projets de recherche se construisent souvent en relation étroite avec la demande sociale, notamment des collectivités publiques, et relève d’une démarche de recherche – action, voire d’aide à la décision.

Le deuxième chantier s’attache à analyse les effets de la prise en compte de la vulnérabilité sur les systèmes décisionnels et socioéconomiques. Il polarise plutôt les recherches en termes d’analyses des représentations et des décisions des acteurs sociaux (populations, experts scientifiques, élus, techniciens, associatifs, etc.) qui se positionnent vis-à-vis des effets de risques et de vulnérabilités. Les démarches de compréhension de perception du risque permettent d’analyser les différences entre groupes sociaux. Plus spécifiquement, plusieurs projets de recherche convergent vers l’analyse du processus décisionnel des acteurs publics (élus et techniciens locaux) en contexte de controverse scientifique. L’étude de différents terrains est abordée grâce à des analyses transversales, notamment juridiques concernant l’évolution de la réglementation d’occupation des sols en matière de nuisances et pollutions. Bien que les territoires d’études soient différenciés, un certain nombre de projets traitent spécifiquement de la prise en compte des risques collectifs dans les projets urbains.