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Marchand Julie

Les espaces protégés au titre du patrimoine urbain : transmission et appropriation des politiques publiques par les publics applicateurs et usagers

Thèse débutée en 2013

Direction : Sylvette Denèfle

Il s’agit ici d’analyser les interactions entre les différents acteurs chargés de l’application des politiques publiques imputées au patrimoine des centres urbains.

Cette recherche s’inscrit dans la continuité de mes travaux de Master II, en 2007, où j’ai évalué la pertinence du périmètre de protection modifié du Monument Historique à l’heure de la décentralisation. Cette étude aboutissait à un constat : il existe un fossé de compréhension entre l’Etat, les collectivités territoriales et les usagers habitants et travaillants en espaces urbains protégés.

Les espaces urbains protégés que je souhaite étudier sont au nombre de 3 :
- Le Secteur Sauvegardé, protection de l’Etat, créé en 1962, à l’initiative du ministre de la Construction, institué par la loi Malraux.
- La Zone de Protection du Patrimoine Architectural Urbain et Paysager (ZPPAUP), fleuron de la décentralisation, créé en 1983, puis assortie d’un volet paysager par la loi Paysage de 1993.
- Le Plan Local d’Urbanisme (PLU), oeuvre des élus, né de la loi Solidarité & Renouvellement urbain en 2000. Il est la protection des collectivités lorsque celles-ci s’en saisissent.

Je propose de poser la problématique suivante : quelle transmission et quelle appropriation des protections patrimoniales urbaines par les publics applicateurs et consommateurs ?

Et selon trois questionnements sociologiques forts : 1. En quoi la patrimonialisation des secteurs urbains est-elle un vecteur d’appropriation des territoires et en quoi cette dernière est-elle une illustration des rapports entre espaces physiques et groupes sociaux ? (Kevin Lynch) 2. En quoi l’application du code du patrimoine et du code de l’urbanisme sur le terrain, aux vues des récentes modifications de ces dix dernières années, a modifié le paysage de gouvernance « patrimoniale » des territoires ? D’un Etat centralisateur à un Etat animateur. (rapporté par Yankel Fijalkow) 3. En quoi les enjeux des territoires patrimoniaux, depuis 1982, date de la première grande étape de la décentralisation, font-ils l’objet de participation urbaine, de la consultation à la concertation ?

Je me propose de traiter le sujet posé selon 3 axes d’étude :
- La temporalité de ces protections précedemment citées, qui aboutissent aujourd’hui à un contexte très favorable à cette étude ;
- Les trois publics ciblés seront analysés et auditionnés : les élus et les techniciens des collectivités dont les secteurs urbains sont concernés, les architectes liberaux intervenants dans le cadre de ces protections et les usagers habitants ou travaillants dans ces espaces protégés.
- L’analyse des données urbaines des 3 protections patrimoniales envisagées. Cette étude se déroulera selon des analyses transversales et l’étude de trois cas concrets : les villes de Lyon, Tours et Montpellier, toutes trois concernées par les 3 protections citées précédemment.