CITERES


Partenaires

Logo CNRS
Logo Université François Rabelais




Rechercher

Sur ce site

Sur le Web du CNRS

logo MSH Val de Loire
logo INRAP

Accueil du site > Actualités > Séminaire : Recherches et évaluation. Relations réciproques et antagonismes


Séminaire

Séminaire : Recherches et évaluation. Relations réciproques et antagonismes

Du 23 janvier 2014 au 23 janvier 2014

Jeudi 23 janvier 2014, 14h00-17h45 Université de Tours, 3 rue des Tanneurs, 37000 Tours

Les débats seront animés par Marie-Pierre Lefeuvre et Héloïse Nez, membres du laboratoire CITERES-COST.

Quels rapports entretiennent la recherche, notamment la recherche sociologique, et l’évaluation ?

En 2010 et 2011 deux revues sociologiques consacraient à l’évaluation un dossier à tonalité critique : La Revue internationale de sociologie  ; Actes de la recherche sociale.

Dans la première, Danilo Martuccelli affirmait que la critique de la « philosophie de l’évaluation » devait faire l’objet d’un « indispensable travail de critique ». Michel Chauvière se situe dans une perspective analogue lorsqu’il écrit, à propos des nouvelles formes d’évaluation qui se généralisent dans le champ de l’intervention sociale : « Tellement saturée d’utilitarisme, la néoévaluation crée une illusion sur la réalité des pratiques et leur signification. Elle clôt à bon prix ce qui devrait rester ouvert à l’incertitude de la pensée » (L’intelligence sociale en danger, 2011, p. 230)

En même temps, la pratique de l’évaluation mobilise les outils de la recherche et parfois les chercheurs eux-mêmes. Et, comme le constate Laurence Ould Ferhat, « l’évaluateur effectue un travail proche à certains égards du quotidien du chercheur ». D’autre part, les pratiques d’évaluation font partie des rares occasions de rapprochement possible entre action publique et sciences sociales : l’urgence de l’action opérationnelle laisse généralement peu de place à la réflexivité et l’analyse. Enfin, l’expansion de cette pratique incite les enseignants chercheurs à s’interroger sur la manière dont ils peuvent former les étudiants qui se destinent à cette activité ou à des formes d’expertise qui s’y apparentent : comment former des sociologues de l’évaluation, capable de développer un point de vue critique sur l’évaluation et, peut-être, de la pratiquer d’une façon nouvelle, à partir des outils qui sont les leurs ?

Afin de réfléchir collectivement sur ces différentes questions, nous invitons trois sociologues à présenter leurs expériences et leurs points de vue de chercheur et/ou d’évaluateur sur les relations réciproques entre recherche et évaluation.

-  Entre densification normative et savoirs, ce que produit l’évaluation

Michel Chauvière, directeur de recherche au CNRS émérite, membre du CERSA, a notamment publié : L’intelligence sociale en danger. Chemins de résistance et propositions, La Découverte, 2011 et « Esquisse d’une sociologie critique de la nouvelle norme d’évaluation », à paraître dans la Revue française d’administration publique.

-  Normes de l’évaluation et questions de recherche

Christine Lelévrier, professeure à l’université Paris-Est, a participé à plusieurs évaluations, au titre d’expert-animateur de l’instance régionale sur l’évaluation de la politique de la ville (Ile-de-France, 2001-2007) et plus récemment, pour le Comité d’évaluation et de suivi de l’Agence nationale de rénovation urbaine. Elle est notamment co-auteur de La rénovation urbaine : pour qui ? - Contributions à l’analyse des mobilités résidentielles, La Documentation française, 2013.

-  La place des approches a-sociologiques dans l’évaluation des politiques publiques

Laurence Ould Ferhat, docteure en sociologie et ingénieure territoriale, chargée de mission « Evaluation des politiques publiques » au conseil régional d’Ile-de-France, membre associée du laboratoire Printemps (université Versailles-Saint-Quentin), est notamment l’auteure d’un texte dans lequel elle présente sa « conception de l’évaluation »

Les présentations, d’une demi-heure environ, seront suivies d’un débat auquel participeront des chercheurs, des étudiants et des intervenants du master « Société, ville, territoire » (parcours « Action publique : évaluation et participation »)