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Langlois Amandine

Jardin, balcon, fenêtre : Espaces médiateurs entre la ville et ses habitants

par Muriel - 17 septembre 2014

2014

Direction : Sous la direction de Denis Martouzet

Financement : doctorant

Contexte sociétal, économique et/ou industriel :

Aujourd’hui la majorité des hommes vivent en ville et que la ville soit aimée ou non, qu’on vive au centre ou dans sa périphérie, on s’y rassemble car c’est d’abord ici que se concentrent les services, les transports en commun, les commerces, les gares, les aéroports et surtout les emplois.

Pourtant cette attirance pour la ville se conjugue avec des désirs, ancrés en France depuis la fin de la seconde guerre mondiale, qui sont l’accès à la propriété privée et le logement individuel avec jardin, se traduisant concrètement par le pavillon de banlieue et l’habitat périurbain. Ce goût pour le pavillon donne lieu à un étalement urbain autour des villes qui ne cessent de gagner du terrain sur les campagnes. Le rêve de maison reste ancré dans l’imaginaire de tout homme. Il ne s’agit pas forcément de combattre ces attentes, comme l’explique Pierre Merlin, dans L’exode rural, mais surtout de proposer des alternatives crédibles et acceptables. À l’heure où beaucoup d’européens continuent de rêver d’acquérir un jour une petite maison avec jardin, quel avenir y a-t-il pour une ville soutenable et désirable ?

Contexte Scientifique :

Les travaux et les écrits des architectes et urbanistes sur la question de « l’habiter » constitueront une base théorique à mon travail de recherche. Je m’intéresserais à la pensée des architectes modernes mais aussi à des architectes contemporains tel que Patrick Bouchain, Lucien Kroll ou le paysagiste Gilles Clément qui adoptent une approche différente du fonctionnalisme et de la pensée de planification descendante, proposant alors un autre dialogue entre les individus et la communauté urbaine. Ce travail s’inscrit notamment dans les travaux de l’UMR CITERES et du réseau des chercheurs y travaillant cette question du rapport affectif. A la suite des thèses de B. Feildel puis de N. Audas sur le rapport affectif au projet urbain, d’une part, et aux espaces urbains, d’autre part, ma thèse poursuivra cette analyse du rapport intime à l’espace, en mettant l’accent sur les objets spatiaux spécifiques qui sont à l’interface de l’individuel et du collectif.

Démarche :

Le jardin, le balcon, l’encadrement de la fenêtre, le pas de la porte… constituent des espaces de médiation entre le foyer et l’environnement urbain. Ce sont des lieux sans fonction élémentaire, comme manger ou dormir, mais ils font le lien entre la demeure et l’urbain. C’est par leur biais que l’on peut être vu, mais aussi que l’on peut voir ou donner à voir. Ces lieux intermédiaires sont des lieux de médiations, entre l’individu et le collectif ; ils sont importants car ils sont les seuls espaces visibles de la ville en gestion particulière privée. Ils ont donc une incidence sur l’image renvoyée dans la ville. Ce qui m’intéresse c’est d’analyser les appropriations visibles faites de ces espaces extérieurs et d’analyser leur incidence sur l’ambiance de la ville. Ma recherche sera donc portée par la question suivante : Quelles sont les conditions qui permettraient l’émergence d’une ville aimable, conjuguant aspirations individuelles et contraintes collectives ?

Cette problématique me permettra de questionner plusieurs dimensions : l’étude de la notion d’habiter, le questionnement sur les libertés et les contraintes de l’habitant, les relations entre individu et communauté urbaine, et l’imbrication d’échelle entre l’objet, l’architecture et la ville.