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Accueil du site > Colloques > Colloque « Les marges urbaines, un analyseur des inégalités socio-spatiales. Mise en perspective internationale »

EMAM

Colloque « Les marges urbaines, un analyseur des inégalités socio-spatiales. Mise en perspective internationale »

par Muriel - 14 septembre 2016

14-15 septembre 2016 MUCEM Marseille

Colloque organisé dans le cadre du programme ANR Marges en partenariat avec le MUCEM

L’objectif du colloque est de croiser les résultats du programme ANR MARGES (Marges et villes : entre exclusion et intégration. Cas méditerranéens. 2013-2016) aux réflexions des chercheurs qui travaillent sur les mêmes thématiques en Asie, en Amérique Latine, en Afrique et en Europe. L’originalité du colloque est de permettre un dialogue international entre les chercheurs de (ou sur) différentes aires culturelles autour des convergences de certains processus, tout en soulignant les distinctions liées aux différences de contexte. Le programme ANR MARGES (dir. Nora Semmoud) porte sur les inégalités socio-spatiales et s’inscrit dans le 3ème axe thématique du programme INEG de l’ANR : « Espaces et lieux des inégalités ». Il s’appuie sur l’idée qu’au cours de ces dernières décennies, les différentes formes d’inégalités sociales se sont exacerbées et davantage inscrites et cristallisées dans l’espace, devenu l’une de leurs expressions la plus manifeste. Les lieux de résidence en particulier révèlent une complexification et un renouvellement des formes de ségrégations socio-spatiales.

La mondialisation actuelle, en plaçant les villes au coeur des compétitions économiques internationales et de la division internationale du travail, en a fait les lieux par excellence des nouvelles formes d’échanges et d’accumulation du capital, notamment à travers la multiplication d’opérations de valorisation foncière et immobilière. Elles connaissent alors des reconfigurations territoriales témoignant d’une aggravation et complexification des processus de marginalisation socio-spatiale qui « déplacent » les marges et en développent d’autres. La dernière crise a accentué sans doute ces processus et en permet un éclairage particulièrement aiguisé. Il s’agit alors de rendre compte des rapports subtils entre, d’un côté, les processus de marginalisation portés par les pratiques et les représentations des acteurs urbains dominants de l’aménagement des villes, leurs politiques de traitement des marges urbaines et de l’autre, les stratégies d’intégration urbaine et de résistance des populations. Placer la focale sur les marges urbaines, c’est saisir comment l’adaptation de la ville aux besoins actuels de l’économie à logique néolibérale redessine les lignes de fracture socio-spatiale en reconquérant des territoires marginalisés et en marginalisant de nouveaux et, dans tous les cas, en mettant à mal le droit à la ville de nombreuses populations.

La marge urbaine ici recouvre une population et son espace de vie, désignés et représentés comme tels par les acteurs dominants. Les représentations de stigmatisation, comme les mots qui les accompagnent, portent simultanément sur un espace urbain et ses habitants. Située là où les pratiques et les représentations de stigmatisation ont construit son enclavement symbolique, la marge urbaine peut se trouver dans les centres, les péricentres et dans les périphéries. Socialement parlant, contrairement à la pensée hiérarchisante et globalisante de la stigmatisation, les marges urbaines abritent des populations diverses allant des plus pauvres aux couches sociales aux revenus moyens. Autrement dit, les marges urbaines sont des lieux mis à l’écart par les représentations et les pratiques des acteurs dominants ; des lieux qui peuvent correspondre à des situations plus ou moins stabilisées d’intégration ou d’exclusion sociale.

Les enquêtes de terrain sur des quartiers marginalisés des villes au sud (Tunis, Alger, Rabat, Casablanca, Fès et le Caire) et au nord (Istanbul, Ankara, Barcelone, Grenade, Turin, Cagliari et Marseille) de la Méditerranée et les 09 workshops de restitution et de débats ont permis d’axer la réflexion sur la notion de marge urbaine en la réinterrogeant dans sa contemporanéité, sur les représentations et leur efficience à faire et défaire la marge, sur la vie dans les marges, sur les effets socio-spatiaux des stratégies urbaines métropolitaines et enfin sur les résistances et mobilisations des populations marginalisées. Structuré autour de ces réflexions, le colloque sera organisé selon 5 sessions.

Le colloque est ouvert à tous. Inscription obligatoire en envoyant un mail à : Charlotte Jelidi : charlottejelidi@hotmail.fr

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