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Gouhier Bastien

Les dynamiques de l’occupation du sol dans la Haute Vallée de la Seille de la Protohistoire à nos jours

Thèse commencée en 2016

Direction : Laurent Olivier (Conservateur en Chef, Musée d’Archéologie Nationale de Saint-Germain-en-Laye) et Xavier Rodier

Financement : Contrat doctoral (bourse nationale)

Cette thèse a pour but l’étude des modes et des dynamiques d’occupation du sol dans la Haute vallée de la Seille (Moselle) et spécifiquement sur les communes de Mulcey, Marsal, Moyenvic et Vic-sur-Seille. Il s’agit d’une analyse diachronique des relations société/environnement depuis la protohistoire et plus particulièrement du premier Âge du Fer jusqu’à nos jours. La vallée de la Seille où l’exploitation du sel a provoqué une transformation durable du système hydrographique imposant elle-même des aménagements de drainage par la suite, constitue un cas exemplaire d’observation des interactions sociétés-milieux. L’objectif de cette thèse sera d’étudier et de comprendre les processus de transformation de l’anthroposystème en commençant par les contraintes d’implantation dans la Haute vallée de la Seille ainsi que par l’impact des modes d’occupations du sol des sociétés passées sur l’environnement. Il s’agira d’une étude multi-scalaire de l’échelle des structures archéologiques à l’échelle de la vallée afin de caractériser la formation et les transformations du paysage.

Afin d’analyser ces changements plusieurs sources seront mobilisées ; des sources planimétriques médiévales et modernes, des données de prospections géomagnétiques, les données des opérations archéologiques réalisées dans la zone d’étude et des données de prospections pédestres et aériennes.
Le traitement des données sera effectué à l’aide d’un système d’information géographique. Les méthodes de l’archéologie du paysage seront mobilisées afin d’étudier la transformation de la morphologie du parcellaire à partir du cadastre et des plans anciens.

L’étude des signaux du magnétisme des sols et des comblements de structures archéologiques permettra le traitement et l’interprétation des données de prospections géophysiques.
La recherche s’articulera principalement autour de deux axes. Dans un premier temps l’étude et l’analyse des données de prospections magnétiques. Elles nécessitent un traitement particulier et pourront renseigner l’organisation spatiale de certaines zones. Ces informations permettront de proposer un modèle théorique entre structures et signatures magnétiques vérifiable par des sondages. Dans un deuxième temps l’évolution du paléo-environnement en croisant les différentes données. Il s’agira ici d’étudier le réseau hydrographique de la vallée afin de comprendre son importance dans les dynamiques d’occupations du sol.

Extrait de la carte des Naudin (XVIII ème siècle) représentant la Vallée Supérieure de la Seille

L’objectif de cette thèse est, en croisant les sources disponibles, de mettre en évidence et de caractériser les transformations du paysage en raison ou non des actions de l’Homme dans le temps long. L’originalité de ce sujet réside principalement dans la zone observée. La Haute vallée de la Seille est occupée depuis plusieurs millénaires et sa particularité géologique a poussé les sociétés à s’implanter durablement dans la région pour l’exploitation du sel. Les sauniers protohistoriques ont accentué le comblement de la vallée qui s’est traduit par la formation de zones de marécages. A partir de ce constat, l’enjeu de cette thèse est de montrer comment une proto-industrie a pu modifier les conditions d’occupation du sol dans la Haute vallée de la Seille. Les conséquences de cette exploitation du sel, que l’on qualifierait aujourd’hui de catastrophe écologique, se repèrent dans une morphologie parcellaire particulière dans cette zone de la vallée ou dans les tracés des fortifications de Marsal, Moyenvic ou Vic-sur-Seille, qui ont dû s’adapter à ce système hydrographique.