CITERES


Partenaires

Logo CNRS
Logo Université François Rabelais




Rechercher

Sur ce site

Sur le Web du CNRS

logo MSH Val de Loire
logo INRAP

Accueil du site > Doctorants > Gomis César

IPAPE

Gomis César

« Variabilité hydro climatique et impact sur les ressources en eau, les écosystèmes et les activités socio-économiques dans le bassin de la Casamance : le cas de la moyenne Casamance »

par Muriel - 28 septembre

Thèse débutée en 2018

Direction : José Serrano

La baisse des précipitations de ces dernières décennies en Casamance/Sénégal (moyenne annuelle de 1270 mm entre 1988-2010 et 1160 mm sur la période 1969-1988 au lieu de 1540 mm sur la période 1949-1968, DACOSTA, 1989) a eu pour impacts l’accélération et l’intensification de la perturbation des zones humides et la modification du régime du bassin du fleuve Casamance. Cette variabilité hydro pluviométrique a favorisé la dégradation du processus pédogénétique qui se traduit par la salinisation des terres rizicoles notamment. Les impacts de la variabilité hydroclimatique constituent un enjeu crucial à l’échelle du bassin versant de la Casamance en générale et du bassin versant de la moyenne Casamance en particulier. En effet, La dégradation des conditions climatiques observée à partir du début des années 1970 dans toute la zone soudano-sahélienne, notamment avec une diminution de la pluviométrie, la faiblesse des crues des cours d’eau et la forte remontée de biseau salé à l’intérieur des vallées a eu comme conséquence majeure la salinité et l’acidification des sols alluviaux. Les effets néfastes de cette péjoration du climat sur les conditions de vie des populations, sur la répartition des ressources en eau du milieu et globalement sur l’économie locale, inquiètent les pouvoirs publics qui ont entrepris des mesures visant à enrayer les processus de dégradation et à favoriser l’intensification et la sécurisation de la production agricole dans les bas-fonds du bassin de la Casamance en général et de la moyenne Casamance en particulier. Ainsi, afin de minimiser les contraintes, des organismes sont intervenus. Les plus récents se sont inscrits en droite lignes avec le plan Sénégal émergent (PSE) et en prenant compte les objectifs du développement durable.

Toutefois, malgré les diverses interventions, nous constatons que les impacts de la variabilité hydroclimatique sur les ressources en eau, sur les écosystèmes de zones humides et sur les activités socio-économiques sont encore manifestes dans toute l’étendue du bassin de la moyenne Casamance. L’amplification du phénomène de salinisation et d’acidification apparait de plus en plus comme une contrainte majeure de mise en valeur rizicole pour beaucoup de paysans du bassin. Le caractère inquiétant de cette dégradation de la qualité de l’eau (salée) et des écosystèmes des zones humides nécessite des études approfondies, afin de proposer des solutions adéquates pour limiter les impacts de la variabilité hydroclimatique sur l’environnement et l’activité socio-économique dans le bassin de la moyenne Casamance, dans la région administrative de Sédhiou La disponibilité de l’eau constitue aujourd’hui, sans doute un enjeu de développement durable. S’il est vrai que l’eau est un élément indispensable à la vie et aux activités économiques, une importance capitale devrait être réservée à sa gestion. Dès lors, il est important de comprendre les facteurs qui régissent la ressource pour mieux gérer. Ainsi, depuis plusieurs années, de nombreuses recherches ont mis en évidence la situation environnementale et socio-économique du monde rural Sénégalais. La réduction de la pauvreté, notamment en milieu rural par la relance des secteurs d’activités de base, comme l’agriculture, l’élevage et la pêche, est devenue un objectif primordial surtout avec le Plan Sénégal Emergent (PSE). Mais cela devrait passer par une bonne appréhension des caractéristiques hydroclimatiques et le comportement des bassins versants en rapport avec les déficits hydro-pluviométriques induits par la variabilité hydroclimatique afin de permettre aux acteurs de s’adapter aux variations et en même temps développer leurs activités.

L’objectif de ce projet de recherche est de comprendre les impacts de la variabilité hydroclimatique sur les ressources en eau, les écosystèmes et les activités socio-économiques et de saisir comment les acteurs organisent et réagissent face aux contraintes de la variabilité climatique en moyenne Casamance. En d’autres termes, cette thèse envisage apporter des réponses aux questions suivantes : Quels sont les impacts de la variabilité hydroclimatique sur les ressources en eau ? Les écosystèmes de zones humides sont-ils vulnérables face à la variabilité climatique ? Quels sont les impacts de la baisse des précipitations sur les activités socio-économiques tributaires de l’eau ? Comment s’organisent et réagissent les acteurs pour faire face aux contraintes du changent climatique dans le bassin de la moyenne Casamance ?