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Accueil du site > Contrats > L’engagement bénévole des réfugié.e.s dans le contexte nantais. Recherche collaborative et regard socio-anthropologique

COST

L’engagement bénévole des réfugié.e.s dans le contexte nantais. Recherche collaborative et regard socio-anthropologique

par Muriel - 7 mai

Contrat débuté en 2019, achevé en 2020
Responsable : Hélène Bertheleu

Membres du projet :

  • Hélène Bertheleu (coord., Université de Tours / CITERES),
  • Anna Perraudin (CNRS / Université de Tours, CITERES),
  • Julie Garnier (Université de Tours, CITERES)
  • Stagiaires du Master sociologie-anthropologie : Lou Delisle et Thomas Gédéon

Résumé :

Cette recherche porte sur les dynamiques de l’engagement bénévole des réfugiés et interroge les motifs de leurs engagements et leurs effets. Il s’agit aussi de repérer des pistes de réflexion pour améliorer leur accompagnement au sein des associations où ces personnes se sont engagées. A partir d’entretiens portant sur leurs trajectoires et d’observation des modalités de leur contribution au travail associatif, l’enquête s’appuie sur un travail collaboratif avec les personnes-ressources, les partenaires associatifs et les réfugiés eux-mêmes, selon un travail essentiellement qualitatif. Le bénévolat des migrant.e.s est un phénomène de plus en plus présent et, pourtant, sous-analysé. Il est peu visible et tend à disparaître sous les trait de l’empowerment, de la vie associative, ou d’un bénévolat classique. Qu’en est-il, réellement ? La recherche permettra d’analyser des expériences et des parcours des bénévoles réfugié.e.s au regard des enjeux de leur insertion sociale et professionnelle sur le territoire. Il s’agira d’abord de saisir les motifs individuels de l’engagement, afin de comprendre le sens du bénévolat pour ces personnes, dans le contexte actuel, à Nantes.Cela nous amènera à réfléchir aux pratiques d’accompagnement des bénévoles réfugié.e.s par les acteurs associatifs.

Hypothèses :

  • Le travail de recherche prendra en compte les « carrières migratoires » complexes des réfugié s, et l’éventuelle (re)conversion des ressources sociales, culturelles, professionnelles ou politiques passées vers le bénévolat, l’aide sociale ou l’entraide. Quelles ressources et compétences sont (ré)activées à travers le bénévolat ?
  • Le travail bénévole se développe-t-il ici en lien avec des difficultés à entrer sur le marché du travail voire des exclusions formelles ? Le bénévolat peut-il constituer une stratégie de professionnalisation ?
  • Le bénévolat des personnes migrantes répond-il parfois à une injonction qui inciterait les nouveaux-venus à fournir par le bénévolat le gage d’une “bonne intégration” à la société d’accueil ?
  • Quel est le rôle des associations ? Elles constituent des lieux à la fois habilitants et contraignants, il faudra décrire comment et voir si le bénévolat constitue ou non un levier vers une forme d’accès à une citoyenneté.