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Axe 3 - Flux, échanges et aires culturelles

Responsables : Marie-Pierre Horard-Herbin et Philippe Husi

Cet axe, identique à celui du contrat précédent, regroupe les recherches sur les productions et les pratiques sociales qui s’appuient en particulier sur les outils que sont la collection de référence archéozoologique constituée et enrichie par Marie-Pierre Horard-Herbin depuis plus de dix ans et le référentiel céramique médiéval et moderne du réseau Iceramm dirigé par Philippe Husi. Il comprend également un volet sur l’archéologie funéraire, qui occupe une place importante dans la production scientifique du LAT depuis la création de l’équipe. L’ensemble des recherches qui mettent en œuvre le mobilier archéologique sont réunies dans cet axe, avec comme objectif une meilleure compréhension des mécanismes socio-économiques ou culturels identifiables à partir des sources matérielles. Les enjeux actuels des études de mobilier archéologique tiennent à la multiplication, ces dernières décennies, du nombre et de la qualité des opérations archéologiques, notamment préventives, qui fournissent des corpus de données stratifiés quantitativement importants, permettant un renouvellement des problématiques et de la connaissance. Le choix du laboratoire est d’étudier des corpus de mobiliers de différentes natures (ossements, céramiques, objets…) pour répondre à des questions communes dans la diachronie. Essayer de comprendre le rapport dialectique qui existe entre les flux, les échanges et les aires ou les faciès culturels c’est aussi interroger le mobilier à différentes échelles d’analyses. Comment évoluent dans la longue durée les mécanismes socio-économiques qui régissent les rapports entre un centre de consommation comme une ville, son territoire économique proche et son intégration à un espace économique plus large ? Comment appréhender et donc différencier la part de l’économique de celle du culturel ?

Thème 1 - Alimentation carnée, élevage et pratiques sociales

Les recherches archézoologiques du LAT, coordonnées par Marie-Pierre Horard-Herbin en collaboration avec des archéozoologues de l’Inrap et de collectivités territoriales, porterons d’une part sur le processus de la production à l’alimentation, d’autre part sur une approche par espèce. Une première série d’études concerne les changements des pratiques d’élevage, des techniques bouchères et de l’alimentation de l’âge du Fer à la période moderne dans le Centre-Ouest. Elles sont fondées sur des études monographiques variées qui documentent les contextes d’habitat afin de développer des analyses synchroniques et diachroniques à différentes échelles sur les thèmes de l’animal dans la ville (approvisionnement carné, modes et lieux de transformation, modes de consommation et diversité symbolique et sociale) et de la relation Homme/Animal à l’échelle d’un territoire (systèmes de production de l’élevage, réseaux de commerce d’aliments carnés). Une seconde approche par espèce concerne le cochon de l’âge du Fer au Moyen Âge en France du Centre. L’objectif est de mieux comprendre les enjeux de l’élevage de cette espèce à travers le temps, en raisonnant sur l’ensemble des modalités régissant la production des porcs et de leur viande dans des contextes socio-économiques différents. La mise en œuvre de techniques innovantes - études de géochimie (isotopes stables) et de morphologie géométrique - bénéficiant du travail méthodologique du programme en cours ERC SIANHE, dirigé par M. Balasse et qui se terminera en 2012, permettra d’étudier d’une part, la saisonnalité des naissances des porcs et leur mode d’alimentation, d’autre part, la variabilité des morphotypes et leurs changements chronologiques. Enfin, le chien à l’âge du Fer et à la période romaine fera l’objet d’une étude diachronique sur les transformations des morphotypes des chiens, la variabilité de leur statut (animal de boucherie, de compagnie, de chasse…) et les lieux de ces changements qui accompagnent les mutations culturelles, sociales et économiques de cette période.

Thème 2 - Aires de répartition des produits manufacturés et faciès culturels

Les travaux à partir de produits manufacturés suivront des approches par produit ou par usage. Dans le premier cas, les recherches sur l’industrie lithique néolithique en silex dit du Grand-Pressigny se poursuivront afin d’améliorer la compréhension de l’organisation de la production spécialisée des grandes lames, dans une perspective chronologique. L’objectif est toujours d’appréhender les relations sociales entre les habitants et les maîtres-tailleurs de « livres de beurre ». Les seconds appartenaient-ils aux communautés villageoises pressigniennes ou ne venaient-ils que de façon saisonnière dans cette région pour exploiter les dalles de silex afin d’obtenir les grandes lames qu’ils auraient eux-mêmes diffusées dans plusieurs régions ? Les publications sur la céramique du 11e au 17e siècle en 2003 et celle prévue en 2011 sur la céramique du haut Moyen Âge marquent les principales étapes des travaux sur la céramique médiévale et moderne de la vallée de la Loire Moyenne menés depuis 1996 dans le PCR dirigé par Philippe Husi. Leur prolongement à partir de 2012 s’inscrira dans un élargissement chronologique et spatial afin de mieux cerner les faciès culturels céramiques et leurs transformations dans la longue durée. Les enjeux sont d’une part de s’affranchir des périodisations imposées par l’histoire événementielle qui ne correspondent pas aux rythmes des variations des sources matérielles, d’autre part de mieux cerner les mécanismes socio-économiques et culturels dans la moyenne et basse vallée de la Loire. La collaboration avec Yves Henigfeld, maître de conférences à l’Université de Nantes, renforcera cette extension géographique et contribuera au développement du réseau ICERAMM (Information sur la céramique médiévale et Moderne), piloté par Philippe Husi, servant d’assise à l’élaboration d’une méthodologie commune à l’échelle nationale et internationale. Enfin, le mobilier sera mis en œuvre pour l’identification et l’analyse des affichages identitaires (culturels, sociaux ou liés au genre) chez les élites du haut Moyen Âge dans une recherche sur les 5e-10e siècles à plusieurs échelles, du site au cadre européen. Les travaux engagés sur les implantations scandinaves durant les 9e-10e siècles en Europe se poursuivront dans le cadre de collaborations internationales en insistant davantage sur la période antérieure. L’aspect spatial des recherches est fondamental pour mieux cerner le renforcement des affichages identitaires dans les sépultures féminines qui semblent revendiquer une appartenance culturelle voire ethnique éloignée.

Thème 3 - Le monde des morts de la protohistoire à l’époque moderne.

L’archéologie funéraire reste une approche particulière des sociétés dans la longue durée. Les recherches porteront sur les gestes funéraires à l’échelle de la sépulture, sur l’organisation et la distribution spatiale des lieux d’inhumation, sur les circonstances de leur création et la nature des regroupements de tombes.

Contrats de recherche dans cet axe

Partenariats et réseaux associés à cet axe

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