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Bébien Cécile

La céramique gallo-romaine à Tours du 1er s. av. au 6e s. ap. J.-C. : consommation et approvisionnement

Thèse commencée en 2004

Direction : Alain Ferdière

Cette thèse a pour objectif l’élaboration d’une synthèse sur la consommation et l’approvisionnement en céramique de la ville de Tours durant l’Antiquité. Son ambition est de combler une lacune importante puisque aucune étude synthétique n’existe à l’heure actuelle pour l’ensemble de la période antique sur ce site.

La problématique de ce projet est une approche historique des rapports économiques et culturels qu’entretint la ville de Tours avec son environnement proche ou plus lointain, depuis le début de la période gallo-romaine et jusqu’au 6e siècle, période où la céramique est encore empreinte de traditions dites " gallo-romaines ". L’étude du faciès céramique de Tours et de son évolution sur plus de six siècles devrait ainsi mettre en évidence certains aspects concernant les habitudes culturelles de ses habitants, notamment culinaires, dans le mode de consommation des aliments et des liquides mais aussi leur conservation, leur transport et la préparation des mets. Certains effets de " mode " pourront également être appréhendés et peut-être quelques aspects sociaux (notamment les sites qualifiés de " riches " ou " pauvres " en fonction de la présence plus ou moins importante de céramique importée et ce, en l’absence de vestiges de vaisselle métallique).

Cette étude devrait aussi mettre en évidence dans une certaine mesure l’évolution des réseaux commerciaux entre le 1er et le 6e siècle de notre ère, ainsi que les différentes modalités du développement économique de la ville.

Le corpus constitué pour cette thèse est fondé sur les sites archéologiques fouillés depuis les années 1970 à Tours. Le lot de céramiques pour chaque site a été trié en fonction de la nature des niveaux archéologiques afin d’homogénéiser les résultats et que ces derniers soient le plus représentatif possible. Ainsi, le corpus total retenu comprend environ 35000 tessons, répartis entre dix sites archéologiques. Il lui sera appliqué diverses procédures de description et de quantification. Le tessonnier, inventoriant les divers types de pâtes céramiques, et le répertoire de formes seront notamment deux outils issus de l’étude de l’ensemble du corpus. Ils devront mettre en évidence, entre autres, des particularismes locaux, déterminant une zone géographique correspondant à une aire spécifique de consommation de la céramique, où la ville de Tours, en tant que capitale de cité, joue un rôle que l’on ne connaît pas précisément à l’heure actuelle (site de production, de redistribution ou simplement de consommation ?).

Après avoir souligné les principaux aspects des faciès locaux, il conviendra de les comparer avec les sites urbains et ruraux de la région pour définir un faciès commun à une aire géographique correspondant grosso modo à une identité culturelle similaire (du moins en ce qui concerne la consommation et l’utilisation des céramiques).

À terme, cette étude permettra de compléter de façon conséquente le référentiel pour la céramique de Tours connu et établi jusqu’ici pour les périodes médiévale et moderne.