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Ben Tekaya Nizar

Mobilité résidentielles et processus de territorialisation dans le Grand Sousse (Tunisie).

Thèse commencée en 2001

Direction : Pierre Signoles

Les mobilités résidentielles, changement de résidence au sein des espaces urbanisés, sont étudiées en tant que révélateurs des changements économiques, sociaux et culturels qui se produisent dans les villes tunisiennes en général et dans l’aire urbaine du Grand Sousse, troisième ensemble urbain de la Tunisie par la taille. Les transformations qu’a connues la société tunisienne depuis quelques décennies (enrichissement de certaines catégories sociales vs paupérisation - mais la tendance est à une augmentation du revenu moyen des ménages -, réduction de la taille moyenne des familles, généralisation du modèle de la famille nucléaire, motorisation croissante, essor des emplois industriels, de services et dans le tourisme, etc.) concourent à placer au coeur des stratégies des familles, quels qu’en soient le milieu d’origine et les revenus, l’accès à la propriété du logement. Les modalités d’extension des tissus urbains, qu’elles procèdent de l’action de l’Etat ou des opérateurs fonciers ou immobiliers placés sous sa tutelle ou d’acteurs privés - riches, de niveau moyen ou pauvres -, qu’elles s’effectuent sous forme réglementaire ou non-réglementaire, par auto-construction ou non, etc..., s’accompagnent ? ou génèrent ? d’intenses flux de mobilités résidentielles. De nouveaux processus ont également fait leur apparition, plus ou moins récemment : départs de populations pauvres des centres historiques, baisse du nombre des résidents dans les centres coloniaux, etc. Il s’agira de comprendre les logiques à l’oeuvre de la part de ceux qui ont changé de résidence, en considérant que les décisions qui concourent au départ d’une part, à l’installation en de nouveaux lieux d’autre part, ne résultent pas du seul jeu de l’offre et de la demande en logements. On s’intéressera par ailleurs au fait de savoir si ces mobilités s’accompagnent ou non de processus de ségrégation, renforçant ainsi la fragmentation sociale de la ville ; mais on s’interrogera aussi sur la manière dont les habitants nouvellement arrivés dans certains quartiers - que ceux-ci soient nouveaux ou anciens - s’y insèrent, y tissent des réseaux de relations et, éventuellement, s’y territorialisent.
Le terrain d’application est constitué par le Grand Sousse, une aire urbaine complexe constituée d’une ville-centre (Sousse), elle-même composite (médina, ex-quartier colonial, périphéries diverses) et de centres ou villes satellites, d’ancienneté variable, jadis villages ou bourgs agricoles, désormais inclus dans un même bassin d’emploi et un même espace de vie, parcouru par des flux intenses de toutes natures (marchandises, investissements, migrations pendulaires). La diversité de ce terrain permet d’identifier des quartiers fort différents quant à leur origine, aux populations qui les peuplent, à leur insertion dans l’ensemble urbain, à leur place dans le système de flux, de telle sorte qu’une sélection de ces quartiers, sur laquelle portera plus précisément notre recherche, est susceptible de couvrir une grande variété de cas de figures.