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Msolli Mohamed-Ali

L’identité des villes tunisiennes et leur médiation par les arts

Thèse soutenue le 27 juin 2014
Direction : Pascal Sanson

Financement : doctorant

Ces dernières années, la question de l’art dans l’espace public enregistre une nouvelle actualité. Les relations entre la création actuelle et les publics se déplacent des lieux artistiques vers l’espace public. L’urbanisation « agressive » et limite « sauvage » dans certains endroits a fait perdre aux villes leurs identités historiques, culturelles, architecturales..., et elle nécessite l’intervention de l’artiste pour rendre à la ville son âme et conserver son empreinte et son identité. Reste que le choix d’une œuvre contemporaine pour un espace urbain est un acte délicat : le bon sens, l’ouverture d’esprit, l’histoire et la connaissance du tissu social et architectural de chaque ville représentent des éléments aussi importants que les caractéristiques primaires. Aujourd’hui, les nouvelles politiques cherchent à recréer du sens, à redonner une cohérence, une lisibilité au territoire parfois essaimé, et à remédier aux conséquences d’une ville défigurée ; rejoignant ainsi la réflexion critique déjà opérée au 19e siècle par John Ruskin ou Camillo Sitte sur l’aménagement urbain et l’architecture moderne. Devant ce constat, il nous semble important d’apporter des réponses à certaines questions concernant les espaces publics tunisiens : Quelle est la place de l’art dans une ville et ses espaces publics ? Comment concilier les réalités esthétiques et historiques avec les impératifs d’aménagement, financiers et sociologiques ? Nous nous intéressons à quelques villes Tunisiennes dont l’étude pourra fournir les premiers éléments de réponse : L’art contemporain crée-t-il des relations dans l’espace collectif en produisant de l’action, du réel, de l’imaginaire qui touche l’habitant, change son regard sur la ville ? L’art est-il un élément d’aménagement et d’attraction des territoires, à travers leurs espaces publics ? L’art contemporain, participe-t-il à la modification de l’espace public, tant en milieu urbain qu’en milieu rural ? Est-t-il l’unique moyen pour garder l’aspect culturel, historique et symbolique de chaque ville ? La réponse à ces questions constituera la première partie de nos recherches. En revanche la seconde partie traitera d’un projet à la fois artistique et médiationnel lié à la ville de Moknine. Nous souhaiterons ce projet emblématique d’une nouvelle conception du rôle de l’art contemporain dans le réaménagement de la ville. L’art se liera à la vie sociale et détournera les codes et les signaux de la ville pour une lecture nouvelle de l’environnement urbain mais aussi social et historique. Ces interventions seront traitées et abordées dans notre projet, et elles permettront non seulement de transformer le regard porté sur le lieu et de détourner les fonctions premières, mais également de créer de nouveaux usages et espaces de vie à travers l’héritage culturel de notre terrain d’étude. Il donnera lieu à la conception de dispositifs médiationnels qui s’appuieront sur une pédagogie du regard. Les liens qui se tissent, au fil du temps, entres des œuvres, des artistes et des publics et la variété de ces échanges, favorisent le développement de l’esprit critique et l’appropriation progressive de l’œuvre puis de ses arrière-plans historiques, culturelles et sociales.

Voir en ligne : Annonce de soutenance