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Ouadah-Rebrab Saliha

La politique de l’habitat en Algérie : Entre stratégies d’acteurs et contraintes sociales

Thèse commencée en 2005

Direction : Nora Semmoud

L’analyse des territoires de mobilités des citadins et de leurs échelles spatiales est un des thèmes, aujourd’hui, les plus abordés dans un contexte d’accélération de l’étalement urbain et de réduction des densités tant dans les espaces de résidence que dans les zones d’activité. On s’intéresse ici à l’espace urbanisé algérois au sens large, incluant les couronnes périurbaines. A cet effet, notre réflexion sera centrée sur la manière dont le processus de la réorientation en cours de la politique de l’habitat en Algérie, par le biais de la diversification de l’offre résidentielle publique, constitue à la fois un enjeu politique important entre les différents acteurs institutionnels en charge de l’urbain dans la capitale d’une part, mais aussi un facteur de déclenchement de nouvelles dynamiques et de stratégies de positionnement de la part des populations bénéficiaires de ces programmes d’autre part. A cet égard, il semble bien que le nouveau programme public de location-vente (dit programme des logements AADL) ait contribué à infléchir les processus de territorialisation de l’action urbanistique publique dans des directions nouvelles, produisant des faits de périphérisation inédits des populations algéroises par le phénomène d’accélération de la mobilité des bénéficiaires. Ce sujet de recherche, à savoir la question des « Politiques d’habitat et stratégies d’acteurs dans l’algérois : le cas du programme de location-vente AADL », essaie de répondre à deux question essentielles.
- La première, consiste à s’interroger sur les déterminants du choix de localisation des programmes de location-vente AADL dans la périphérie algéroise. Ces programmes, largement subventionnés par l’Etat et destinés aux couches moyennes non éligibles au bénéfice du logement social, semblent répondre en effet au niveau du choix de leur aspect, de leur qualité et symbolique architecturale et leur localisation géographique à des logiques complexes en dissonance par rapport aux logiques habituelles de production résidentielle étatique.
- La seconde, s’interroge sur les modalités à travers lesquelles les résidents de ces nouveaux ensembles, qui se singularisent par rapport aux ensembles d’habitat collectif sociaux au niveau de l’implication plus directe de leurs occupants dans leur gestion, ont construit leurs nouvelles identités et la représentation de leur « altérité résidentielle » par rapport aux autres catégories de la population algéroise. Il semble bien à cet égard que ce type de logement, de caractère beaucoup plus “urbain” et “sophistiqué” (ascenseurs, règlement de copropriété contraignant, etc…) en appelle à la mobilisation de ressources d’urbanité modernes d’ordre collectif et organisationnel qui mettent fortement à l’épreuve les modèles et pratiques d’habiter observées habituellement chez les populations algéroises, toutes couches sociales confondues.