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Kheyroddin Reza

Métropolisation des régions urbaines : villes nouvelles entre la projetation, la réalisation et la médiation (étude comparative entre villes nouvelles téhéranaises et parisiennes)

Thèse commencée en 2010

Direction : Pascal Sanson

La politique du développement des villes nouvelles est une des stratégies principales de la métropolisation des régions urbaines. Pour créer une région multipolaire les villes nouvelles sont mises en œuvre. Ces pôles sont capables d’offrir des activités et ils sont en discontinuité de la capitale. Cette recherche portera sur une étude comparative entre les villes nouvelles parisiennes et les villes nouvelles téhéranaises (en Iran). La période de la projetation des villes nouvelles téhéranaises a été 25 ans, mais aujourd’hui après 20 ans des travaux, elles n’ont attiré que 19% de la population projetée malgré l’importante demande du logement dans la région de Téhéran. Plusieurs éléments comme l’évolution des systèmes résidentiels et la mobilité spatiale dans la région peuvent être mis en débat dans cette défaillance politique et la vacance démographique. Il semble que la défaillance démographique des villes nouvelles téhéranaises soit complètement différente avec les autres cas comme la France à cause des politiques contradictoires des acteurs territoriaux d’une part, et de l’évolution des mobilités spatiales et des systèmes résidentiels dans la région métropolitaine d’autre part.

La mairie de Téhéran met en œuvre une politique d’indépendance de la subvention étatique à partir de 1990. Pour obtenir des moyens financiers, la municipalité autorise illégalement la vente de dérogations sur la densité des nouvelles constructions. Cette pratique de vente de densité (Tarâkom-Forushi), se réalise dans le cadre d’attribuer des permis de construire plus dense, pour les demandeurs des nouvelles constructions. Dans le même moment (début des années 90) la politique des villes nouvelles dans les régions des grandes métropoles était misée en œuvre pour ralentir la pression et la population sans cesse accrue des grandes villes telle que Téhéran. Or, la municipalité de Téhéran augmentait la capacité spatiale de la ville sans aucun cadre politique urbaine spatialisée. Cette action a attiré la population de plus en plus la population à la place d’adresser l’excédent vers les villes nouvelles. Ces politiques de la municipalité traduisent les conflits entre les stratégies de la métropolisation de la région et les actions des acteurs territoriaux, notamment la municipalité de Téhéran densifiant la ville.

Un autre axe consiste à étudier le nouveau système des mobilités résidentielles dans la région téhéranaise qui a été construit depuis quelques décennies précédentes grâce aux réseaux autoroutiers et la mobilité relativement rapide, pratique et peu coûteuse à la fois. Ces mobilités résidentielles ont bouleversé la fonction et le rôle principal des villes nouvelles dans la région. La rapidité et la facilité des mobilités spatiales permettent aux actifs de ne pas forcément rapprocher leur lieu d’activité et leur domicile ; ils le recherchent dans les autres cités moins chères que les villes nouvelles, comme certains anciens villages en forte croissance et intégrés dans les systèmes résidentiels de la région. Le découplage croissant des lieux de résidence et des lieux d’emploi rend nécessaire la prise en compte des mobilités quotidiennes si l’on veut décrire correctement la qualification des villes nouvelles. Les travaux effectués sur la mobilité résidentielle en région parisienne confirment que la distance moyenne domicile – lieu de travail et le temps moyen des navettes domicile – lieu de travail ont été augmentés significativement entre 1975 et 1999 dans la région parisienne où sont situées les villes nouvelles. Ces éléments démontrent que la fonction des villes nouvelles d’offrir des activités à leurs habitants reste encore inachevée. C’est un des éléments principaux dans l’évolution de la fonction et la performance des villes nouvelles.

Ces réponses préliminaires construisent nos hypothèses principales. Nous mettrons en débat la certitude des hypothèses par les analyses des actions des acteurs territoriaux et leurs conséquences géographiques spatiales en comparant les politiques multipolaires des régions parisiennes et téhéranaises. Il s’agit d’une recherche appliquée aux questions de métropolisation par une analyse multi-scalaire et intégrée des dynamiques spatio-temporelles de l’occupation du sol dans laquelle « les régions capitales » est au cœur de l’objet d’étude et « la géomatique » l’outil de recherche. Les dispositifs de médiation, dont l’importance est considérable, seront analysés et comparés.