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Accueil du site > Actualités > GIS socio-économie de l’Habitat :


Séminaire

GIS socio-économie de l’Habitat :

Du 10 septembre 2009 au 11 septembre 2009

MSH, Salle de réunion 147 (1er étage) (33 allée Ferdinand de Lesseps - 37200 Tours)
10h00

Jeudi 10 septembre Les mobilités résidentielles dans les espaces périurbains. Approches internationales et régionales.

Vendredi 11 septembre Journée terrain : L’habitat périurbain, une nouvelle donne ?

GIS socio-économie de l’Habitat « Atelier périurbain »

Journées des 10 et 11 septembre 2009 Université de Tours (UMR CITERES 6173, Équipe Cost)

Jeudi 10 septembre

Les mobilités résidentielles dans les espaces périurbains. Approches internationales et régionales.

Lieu : MSH Villes et territoires, 33 avenue Ferdinand de Lesseps à TOURS, Quartier des Deux-Lions, Salle 147 (1er étage)

9h30-10h00 : Accueil des participants

Matinée (10h-12h30) : Mobilités résidentielles. Approches et comparaisons internationales

10h. Nora Semmoud (Université de Tours, CITERES-Emam) : Mobilités résidentielles et reconfigurations territoriales au Maghreb.

La communication présente les premières conclusions de la recherche FSP sur le Maghreb, en ce qui concerne son 1er axe « Mobilités résidentielles et reconfigurations territoriales ». Elle met en évidence, en 1er lieu, les deux facettes de la mobilité spatiale, celle de l’exclusion et celle de l’intégration spatiale, tant à l’échelle des pays, où les migrations dessinent de nouvelles fractures territoriales, qu’au sein des agglomérations, où le mouvement de « desserrement » de la population vers la périphérie reconfigure l’espace en définissant des « fragments » socio-spatiaux et en faisant « éclater » la centralité. Apparaissent alors des inégalités face à la mobilité où les temporalités reflètent les trajectoires sociales. En 2ème lieu, elle éclaire sur les logiques de l’action publique en matière d’habitat et leur impact sur les mobilités, en soulignant la prédominance de la volonté de régulation sociale sur celle de l’intégration sociale et urbaine et en décryptant la complexité des voies d’accès au foncier et à l’immobilier. En 3ème lieu, elle focalise sur les stratégies d’ancrage et de mobilité sociale des citadins, notamment à travers leurs actions individuelles et collectives pour leur intégration urbaine. 10h45. Alphonse Yapi-Diahou (Université Paris 8, Ladyss) et Emile Brou Koffi (Université de Bouaké) : De périphérie en périphérie. Mobilités résidentielles à la périphérie d’Abidjan.

11h30. Villarreal González Diana R., Correa Serrano Ma. Antonia (Université Autonome Métropolitaine Xochimilco) : Effets de la croissance urbaine sur le logement, le transport et l’environnement aux délégations du sud de la ville de Mexico.

L’extension de la zone urbaine de la Ville de Mexico, résultat de la croissance démographique et des migrations à l’intérieur de la ville, a produit un développement urbain sans ordre qui porte atteinte à l’écosystème et l’équilibre environnant de la région. L’objectif de cette communication est d’analyser quelles ont été les zones les plus touchées par la croissance urbaine dans la région sud de la Ville de Mexico, étant donné l’accroissement démographique, la croissance des zones de logements ainsi que les problèmes des transports et des voies de communication ; nous montrerons également quelques effets négatifs sur l’environnement par l’occupation des zones qui devraient être dédiées aux activités agricoles.

12h30-13h45 : Repas au restaurant universitaire des Deux-Lions

13h45-18h00 : Mobilités résidentielles dans l’Ouest

13h45. François Madoré (Université de Nantes, ESO), Rodolphe Dodier (Université du Maine, ESO), Déménager vers les espaces périurbains en Pays de la Loire.

L’enquête PERIURB auprès de 917 ménages de différentes communes des Pays de la Loire permet d’analyser les raisons d’un déménagement vers les espaces périurbains plus ou moins lointains et d’apprécier les changements induits tant à l’échelle des ménages qu’à l’échelle des aires urbaines. Les caractéristiques du logement actuel des périurbains seront comparées avec celles du précédent logement, ce qui confirme le poids indiscutable de l’accession à la propriété et de l’amélioration des conditions de logement des ménages concernés. La mobilité résidentielle induite est d’ailleurs une mobilité essentiellement de proximité. Les motivations des ménages s’appuient donc sur le modèle résidentiel de la maison individuelle en propriété, mais convoquent aussi des argumentaires sur l’environnement préservé, la proximité des lieux de travail, de la famille et des services, tout en reconnaissant une part importante de hasard. Ces mobilités induisent de nouvelles segmentations dans le parc de logement, entre périurbain proche et périurbain lointain, entre périurbain métropolitain et périurbain des petites villes, et de nouvelles différenciations dans les populations, essentiellement selon les âges et les types de ménage.

14h30. Nathalie Buchot (Université du Maine, ESO), Le relogement contraint comme apprentissage de la mobilité contextuelle. Présentation de l’étude sur les effets de la mobilité résidentielle contrainte. Anru. Angers et Trélazé.

L’étude qualitative menée auprès de 30 familles et 10 acteurs professionnels, sur les effets de la mobilité résidentielle contrainte dans le cadre de la rénovation urbaine à Angers et Trélazé montre dans un premier temps que le relogement, après plus de 2 ans d’installation, est globalement bénéfique sur la vie familiale. En effet, nous constatons une prise en main sur l’éducation des enfants et sur l’avenir ainsi qu’une stabilisation, voire même une structuration des cellules familiales ou un repositionnement social. De même, la phase de repli sur soi, constatée la première année d’installation, peut être une phase de protection, de réassurance à ce nouveau contexte d’habitat. Dans un second temps, l’étude a permis d’identifier 3 types de freins communs à l’ensemble des ménages : la méconnaissance de la ville, les problèmes de santé, et le niveau de formation. Les relations familiales et l’appropriation territoriale apparaissent alors comme les principaux leviers, éléments constitutifs de la mobilité résidentielle, ce qui nécessite la présence et l’action quotidienne des acteurs de la ville, de la famille sur les quartiers, par un apprentissage à la relation spatiale, sociale et temporelle et donc, à la mobilité contextuelle. La communication s’appuiera sur des familles ayant déménagé en périphérie d’Angers et de Trélazé.

Pause café : 15h45-16h00

16h00 – 18h00 : Mobilités résidentielles en Ile-de-France

16h00. Xavier Desjardins (Université Paris1, CRIA), Déménager ou bouger autrement : les vies périurbaines face aux défis énergétiques. Le débat sur la forme souhaitable des villes, presque aussi vieux que les villes elles-mêmes (Bruegmann, 2005), est aujourd’hui renouvelé par les enjeux économiques, environnementaux mais aussi sociaux posés par la question énergétique. Or, face à cet enjeu, les espaces à faibles densités des périphéries urbaines se révèlent les plus vulnérables (Dodson, Sipe, 2007). En effet, les messages issus des travaux sur les dépenses énergétiques des ménages pour la mobilité quotidienne sont assez simples : selon que l’on vit dans une zone bien desservie et bien équipée, ou que l’on vit dans une zone peu dense et dépendante de l’automobile pour la plupart des activités, les consommations d’énergie pour la mobilité locale varient dans un rapport de 1 à 3 pour des personnes comparables en termes de niveau de vie et de position dans le cycle de vie (Orfeuil, Massot, 2007 ; Breheny, 1995). Les recherches qui intègrent également les données relatives au bâtiment confirment ce mauvais rendement énergétique des territoires périurbains puisque l’habitat, bien que plus récent que dans les centres urbains, est majoritairement individuel et se révèle souvent fort consommateur d’énergie (Plateau, 2007). Au vu d’une telle situation, on pourrait supposer qu’une des conséquences de la hausse du coût du carburant serait être un « retour » vers plus de compacité urbaine, puisque les ménages des lointaines périphéries urbaines, notamment les plus pauvres, seraient contraints à retourner vers les zones à plus forte densité. Ce scénario avait déjà été esquissé à la suite du premier choc pétrolier. Dans ce contexte, notre recherche consiste à apporter un éclairage dans le débat sur l’avenir des zones périurbaines peu denses. En effet, celles-ci sont-elles réellement mises en péril par la question énergétique ? Nous faisons l’hypothèse principale, qu’en dehors de quelques cas de ménages pauvres contraints au déménagement suite à un renchérissement brutal du coût du carburant, les zones peu denses offrent de nombreuses possibilités de mutation, notamment dans le domaine de l’habitat, qui devraient permettre aux ménages de n’envisager qu’en dernier ressort le déménagement vers des zones denses. Autrement dit, les ménages seraient prêts à réaliser des investissements très importants, voire à opérer des changements majeurs dans leur mode de vie, pour préserver cet acquis de la faible densité. La question énergétique entraînerait moins une disparition voire une « rétraction » périurbaine qu’une mutation de celui-ci. 16h45. Benjamin Motte (Université de Bourgogne, Thema), Déménager pour échapper à la dépendance automobile en grande couronne francilienne.

La question que nous nous posons est d’identifier si la mobilité résidentielle constitue une échappatoire pour les ménages fragilisés face à la dépendance automobile dans les espaces périurbains. Notre hypothèse est que, plus les coûts de la mobilité automobile sont élevés, plus le taux d’émigration des ménages modestes vers des territoires moins dépendants de l’automobile est important. Pour répondre à notre question et tester notre hypothèse, nous avons principalement exploité le recensement général de population de 1999 et accessoirement l’enquête globale transport (EGT) de 2001.

17h15. Didier Desponds (Université de Cergy-Pontoise, Laboratoire MRTE), Évolution de 1996 à 2005 des provenances géographiques et des profils sociaux des ménages acquéreurs de biens immobiliers dans les communes périurbaines franciliennes. Étude portant sur les Yvelines et le Val-d’Oise.

Il s’agira, en exploitant les données provenant de la base BIEN (Base d’informations économiques notariales) acquise auprès de la Chambre des notaires de Paris, d’analyser les évolutions intervenues dans les provenances géographiques des ménages acquéreurs de biens immobiliers. La commune de résidence antérieure constitue une information présente dans la base BIEN. Par ailleurs, seront analysés les profils sociaux de ces mêmes ménages acquéreurs. Observe-t-on un renforcement des catégories aisées ? Dans l’affirmative, ce phénomène concerne-t-il toutes les communes périurbaines franciliennes ou plus spécifiquement celles situées dans le quadrant ouest ? L’objectif de cette intervention vise par ailleurs à présenter l’intérêt du recours à des bases permettant de compléter les informations provenant de la statistique publique.

Vendredi 11 septembre

Journée terrain : L’habitat périurbain, une nouvelle donne ?

- 8h45 : RV à la gare routière de Tours. Bus Fil Vert pour Montlouis-sur-Loire.

- 9h30 : Accueil des participants en Salle du Conseil à la mairie de Montlouis-sur-Loire.

- 9h45-10h45 : Présentation de deux projets d’aménagement urbain labellisés AEU, « Cœur de ville » et « Les Hauts de Montlouis », par les responsables à l’urbanisme et à l’aménagement de la commune (F. Poisson et D. Trouvé).

- 10h45-12h15 : Table ronde autour de la question : « Le pavillon, et après ? Quelles nouvelles formes d’habitat pour les espaces périurbains (tourangeaux) ? »

En périphérie, l’émergence de formes urbaines inédites, sensiblement plus denses et plus diversifiées en terme d’offre de logements, de fonctions ou de composition sociale, intégrant parfois une réflexion environnementale, suscite de nouvelles interrogations : quel habitat pour les périphéries urbaines ? Autour de quels principes ? Pour quelle demande ? Par quels moyens ? Pour quels espaces ? A partir des expériences des professionnels et des élus, l’objectif de la table ronde est d’établir le débat autour d’un hypothétique « péri-urbanisme » entre les acteurs impliqués dans la fabrique des périphéries urbaines et les chercheurs qui tentent de comprendre les nouvelles orientations et les inflexions récentes.

Avec la participation de J.- J. Filleul (Maire de Montlouis) et/ou C. Garcera (adjoint à l’urbanisme de Montlouis), F. Tallois (Directeur du SMAT, responsable du Scot), T. Lasserre (Agence d’urbanisme de Tours, Scot Nord-Ouest) et, sous réserve d’acceptation, P. Chalon (Maire d’une petite commune périurbaine), J. Chessé (Société d’Équipement de Touraine).

12h15-13h15 : Repas à Montlouis

- 13h45-15h45 : Visite des « Terrasses de Bodet », programme récent de 194 logements visant la « mixité urbaine » et du site des « Hauts de Montlouis », futur éco-quartier.

- 17h15 : retour à la gare de Tours (possibilité de retour anticipé en taxi vers la gare de St-Pierre-des-Corps, 25 euros / 4 passagers).