• Présentation
  • Actualités
  • Annuaire
  • Activités
  • Contact
Search

Bienvenu Louison

louison.bienvenu@etu.univ-tours.fr

Thèse Lien vers la thèse

Directeur(s) de thèse: Isselin-Nondedeu Francis

Date de soutenance : 22/06/2026

« Caractérisation et amélioration des trajectoires écologiques dans les parcs photovoltaïques en France »

Résumé :

Depuis plusieurs années, la production d’énergie renouvelable est en pleine augmentation en Europe. Les parcs de panneaux solaires au sol sont l’une des principales sources de production déployées. En France ils sont implantés sur des milieux variés (friches, habitats semi-naturels, forêt, etc.) et se répartissent de plus en plus sur l’ensemble du territoire. L’impact de ces parcs sur la biodiversité est encore peu connu malgré l’importance de leur développement et leur emprise au sol. Les premières études, souvent conduites sur un nombre restreint de parcs, ont montré que les panneaux pouvaient modifier localement les variables abiotiques comme les radiations lumineuses (durée, intensité), les températures et l’humidité de l’air et du sol, la physico-chimie et les communautés microbiennes du sol, ainsi que la composition de la végétation. Les modes de gestion des parcs par le pâturage ou la fauche s’y ajoutent également.

L’objectif de cette thèse est de mieux comprendre les effets de filtres écologiques joués par les parcs solaires sur les communautés floristiques et des espèces animales associées, dans différents contextes pédo-climatiques et d’historique de sites.

Dans le premier chapitre, le travail vise à déterminer les effets des panneaux et de la gestion des parcs sur la végétation. L’effet de filtre écologique a été testé sur la composante spécifique et fonctionnelle en analysant la diversité et les combinaisons de traits biologiques à partir d’un total de 237 quadrats dans 10 parcs situés en région PACA et 10 en Nouvelle Aquitaine. Nous avons analysé trois microhabitats : la bordure, l’inter-rang et sous panneaux. Avec la première approche nous constatons une différence de composition floristique entre les 3 microhabitats, avec des espèces plus rudérales sous panneaux en PACA et plus associées à des landes humides en Nouvelle Aquitaine. Il y a également une plus grande richesse spécifique et recouvrement de la végétation en bordure que sous panneaux. L’effet gestion (pâturage ou fauche) est moins significatif mais rentre en interaction avec l’effet microhabitat, avec des effets plus prononcés du pâturage sur la composition végétale sous panneaux. Un effet significatif des microhabitats sur la composition fonctionnelle ressort également avec principalement des associations de traits en lien avec des adaptations aux milieux humides et ombragés sous les panneaux. Des patrons d’associations entre groupes biologiques, indice d’Ellenberg et CSR ressortent également, en lien avec l’effet de filtre des panneaux et des modes de gestion.

Dans le second chapitre, nous testons l’hypothèse d’une différence de composition spécifique et fonctionnelle des communautés selon le milieu d’origine (pré installation du parc photovoltaïque) et que cet « effet d’héritage » s’exprime de façon différente selon le microhabitat. Cette hypothèse a été testée (1) en comparant les analyses règlementaires conduites sur plusieurs années et (2) en analysant la végétation en bordure et sous panneaux dans des couples de parcs situés dans les régions Centre Val de Loire, Nouvelle Aquitaine et Occitanie, ayant les mêmes historiques d’occupation du sol. Nous constatons un changement de composition et une tendance à la baisse de la richesse spécifique sur plusieurs taxons fauniques et floristiques à partir des études d’impacts et des suivis réglementaires. La composition de la végétation semble être influencée par les types d’occupation du sol avant parc mais une variation selon les régions et les types d’occupation du sol.

Le troisième chapitre, teste les effets des panneaux sur les communautés de fourmis. Celles-ci représentent des indicateurs écologiques susceptibles de répondre à la structure et à la composition de la végétation et aux conditions pédo-climatiques et microclimatiques locales. Le parc de Bourges a été équipé de 396 pièges à fourmis au sein des 3 même microhabitats. Les résultats montrent un changement de la composition des espèces de fourmis selon les microhabitats et les variables habitat associés, notamment la hauteur de la végétation qui est plus haute sous panneaux. L’espèce Myrmica sabuleti du papillon myrmécophile Phengaris arion, a été significativement plus retrouvée sous les panneaux.

Le travail se conclut par une réflexion autour des aides des développeurs et décideurs publiques pour mieux intégrer la préservation de la biodiversité dans la gestion et le développement des parcs solaires.

DATE
Doctorant

Accès rapide

Présentation | Actualités | Annuaire | Activités

Informations

Mentions légales | Contact

Suivez-nous

Twitter