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Maeso Pierre

pierre.maeso09@gmail.com

Directeur(s) de thèse: Martouzet Denis Verdelli Laura

La gaytrification à l’épreuve de l’affect. Regards croisés entre Paris, Barcelone et Montréal comme laboratoires de la fabrique des quartiers gays

Doctorant

Résumé du projet de thèse : Cette thèse propose d’explorer l’homosexualité masculine comme objet de recherche au croisement de l’urbanité, de la gentrification et de la construction du rapport affectif à l’espace, afin de saisir le caractère des dynamiques socio-spatiales contemporaines propres aux quartiers gays. Cette recherche se situe à l’intersection de la sociologie urbaine et de l’aménagement de l’espace intégrant des perspectives complémentaires provenant d’autres disciplines telles que la géo-histoire ou la science politique. La spécificité de la recherche tient à l’intégration, dans une réflexion urbanistique, de l’homosexualité masculine envisagée à la fois comme attribut identitaire individuel et comme facteur collectif de transformation urbaine. Si la gentrification a fait l’objet de nombreux travaux en sociologie et en géographie, la gaytrification, c’est-à-dire les cas de gentrification où les communautés gay sont significativement impliquées, reste en France largement sous-étudiée. Les recherches existantes prennent certes en compte les dimensions sociales et identitaires, mais tendent à négliger les aspects affectifs. Or, les transformations des quartiers investis par ces populations, ne peuvent se comprendre sans prendre en compte les dimensions affectives de l’espace. Cette recherche pose ainsi l’hypothèse que le rapport affectif à l’espace constitue une clé d’analyse des processus de gaytrification. L’ambition est de contribuer à une meilleure compréhension des interactions entre identité sexuelle, dynamiques urbaines et construction symbolique des territoires. Les quartiers gays sont ainsi envisagés comme des laboratoires privilégiés de la fabrique urbaine contemporaine, où se croisent revendications identitaires, logiques de marché et expériences sensibles de l’espace. La démarche méthodologique repose sur une approche qualitative menée dans le quartier du Marais à Paris, terrain majeur de l’enquête, tout en mobilisant les quartiers de l’Eixample à Barcelone et le Village à Montréal comme terrains secondaires permettant un croisement analytique et une mise en perspective des dynamiques observées. L’enquête repose ainsi sur des entretiens ouverts et des observations de terrain pour explorer les relations entre pratiques résidentielles, usages des lieux et représentations affectives, tout en tenant compte des rapports sociaux de classe et de genre. Sur le plan théorique, cette thèse mobilise le rapport affectif à l’espace afin de dépasser une lecture strictement économique ou fonctionnaliste de la ville. Elle plaide pour une rationalité élargie de l’aménagement de l’espace, intégrant modes d’habiter, émotions, préférences, souvenirs et expériences sensibles des habitants. La recherche vise ainsi à éclairer la manière dont les populations homosexuelles masculines participent, par leurs pratiques et leurs approches sensibles de l’espace, à la fabrique urbaine contemporaine. Elle a pour ambition de contribuer à la compréhension des dynamiques socio-spatiales contemporaines – les recherches sur ce sujet restent limitées – en intégrant les dimensions sensibles et identitaires à l’espace. En offrant des perspectives internationales, elle alimente le débat sur la gentrification et ses implications sociales, conduisant potentiellement à des approches plus adaptées dans la gestion urbaine. D’un point de vue pratique, cette recherche pourrait sensibiliser les décideurs aux enjeux des communautés homosexuelles dans les quartiers urbains, offrant des pistes pour une gestion plus éclairée et équitable.

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