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Soutenance d’habilitation à diriger les recherches en géographie d’Alexis Metzger

Jeudi 17 septembre, 14h00, Amphithéâtre de la Maison des Suds de l’Université Bordeaux Montaigne

Titre du volume : « Colonialité et décolonialité climatique. Jalons et perspectives »

Merci de me contacter si vous souhaitez y prendre part (alexis.metzger@insa-cvl.fr).

Jury composé de :

  • Hélène BLAIS, Professeure d’histoire, ENS de Paris, UMR IHMC
  • Bernard DAVASSE, Professeur de géographie, Ecole nationale d’architecture et de paysage de Bordeaux,
    UMR PASSAGES
  • Federico FERRETTI, Professeur de géographie, Université de Bologne, département des sciences de
    l’éduction
  • Sylvain GUYOT, Professeur de géographie, Université Bordeaux Montaigne, UMR PASSAGES, garant
  • Nancy MESCHINET DE RICHEMOND, Professeure de géographie, Université Paul-Valéry – Montpellier III,
    UMR GRED, co-garante
  • Jean-Yves PUYO, Professeur de géographie, Université de Pau et des Pays de l’Adour, UMR TREE,
    rapporteur
  • Aude-Nuscia TAÏBI, Professeure de géographie, Université d’Angers, UMR ESO, rapporteure

Résumé du volume inédit :

Le volume inédit de l’HDR s’appuie sur un double constat. D’une part, la climatologie a été peu abordée sous l’angle historique et spatial des colonies françaises. D’autre part, dans les études décoloniales, si la nature et l’écologie ont été questionnées, le climat est rarement pris en compte. Nous posons alors l’hypothèse suivante : la colonisation s’appuie en partie sur des savoirs climatiques dominants, ce dont la géographie du climat hérite aujourd’hui. Pour envisager les climats en mettant à distance le prisme occidental qui les a définis et structurés dans un monde longtemps vu comme hiérarchisé, il est nécessaire de reconnaître cet héritage pour poser les jalons d’une approche décoloniale des climats.

Ce volume a donc un double objectif : critique et prospectif. Penser aux liens entre climats, colonialité et décolonialité implique une avancée à tâtons, en ouvrant aussi bien des questionnements que des horizons de recherche. Il s’agit de recontextualiser, d’historiciser, de gratter là où les savoirs climatiques paraissent aujourd’hui normalisés. Inscrite disciplinairement en géographie mais très  ouverte à la climatologie, à l’histoire environnementale et à la political ecology, cette recherche est structurée en trois parties principales. Les deux premières ciblent l’analyse sur la géohistoire de la météorologie et de la climatologie en montrant comment ces savoirs s’imposent à d’autres dans les colonies. L’essor des stations météo participe alors du contrôle du territoire. En érigeant le climat tempéré comme modèle, les Européens figent une classification à la fois sociale et climatique. Il s’agit alors de souligner les rapports de domination et d’exclusion qui existent à mesure que la météorologie puis la climatologie se développent. Ces deux premières parties sont nourries de l’analyse de sources aux archives nationales d’Outre-mer portant sur les colonies françaises. La période ciblée s’étire de 1852 à 1945 : du début de la normalisation météorologique dans les colonies françaises à l’intégration du service de météorologie coloniale dans Météo France. La troisième partie propose des jalons pour envisager aujourd’hui une approche désoccidentale et décoloniale du climat, à travers le concept de Weathering. Ces remises en question et perspectives tendent vers de nouvelles cartographies climatiques et un projet de paysage décolonial.

Présentation complète

Un lien visio sera envoyé aux personnes qui souhaitent suivre la soutenance à distance, merci de remplir ce formulaire pour le recevoir https://evento.renater.fr/survey/lien-visio-hdr-alexis-metzger-17-septembre-14h-az7g4i2f.

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