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Ouvrage « Machine 12 256 »

Machine 12 256, Nadine Michau, édition de l’EHESS, collection « apartés »

Ce livre est le fruit d’une enquête ethnographique filmée dans une petite usine où l’on fabrique des presses hydrauliques sur mesure pour de grands groupes (Dassault, Schneider, etc.). Implantée à Vierzon depuis 1946, cette entreprise a connu au fil des ans des reconfigurations profondes. S’il ne reste que 7 salariés, associés en coopérative ouvrière, ces derniers sont plus que jamais déterminés à faire vivre leur usine et leurs savoir-faire. Caméra au poing, Nadine Michau suit la fabrication d’une presse, la machine no 12 256, et ce qui se joue à l’échelle des hommes qui la font : comment ils travaillent, tiennent à leur travail et s’y projettent, comment ce travail donne du sens à leur vie. Chacun est autant attaché à la production de la machine qu’à son environnement : ici, le travail est un mode de vie. L’écriture, à la fois vivante et réflexive, prolonge l’expérience documentaire, révélant la façon dont un certain monde ouvrier est aujourd’hui reconfiguré, pensé et vécu.

Nadine Michau est maîtresse de conférences en anthropologie et cinéma à l’université de Tours, où elle enseigne la réalisation de films documentaires et sociologiques. Elle a longtemps travaillé sur la mémoire industrielle de la ville de Vierzon, avant de mener une étude filmique sur les usines, utilisant la caméra comme outil d’investigation central. Elle a récemment réalisé L’usine au coeur qui bat (2017) et en 2021 Machine 12 256, le film associé au livre qui parait aujourd’hui.

Normalien, agrégé de philosophie et enseignant au lycée François-Villon de Beaugency, Guillaume Fondu est l’auteur d’une thèse sur la naissance du discours politique marxiste (La Naissance du marxisme, CNRS). Il a publié par ailleurs des ouvrages de vulgarisation philosophique, notamment Découvrir Hegel (Éditions sociales). Il anime aussi avec Quentin Dittrich-Lagadec les apéros-philos mensuels aux Temps Modernes.

« Accroupie avec ma caméra sous un geste de serrage de rondelle, je vois mieux, j’accompagne le corps, la respiration du travailleur, son agacement, sa dextérité. J’entre à l’intérieur du bricolage infini nécessaire au bon fonctionnement de la machine. “On n’a pas le choix que de trouver des solutions pour que ça fonctionne”, répètent-ils tous sans arrêt, comme pour conjurer le sort. J’accède à la syntaxe entre les opérations, aux formes de coopération, aux gestes profondément incorporés, ceux qui surgissent machinalement et ceux qui demandent réflexion, essai, expérience. Doucement, je mesure mieux ce qui fait la raison d’être de l’entreprise et sa force dans

la fabrication de ces machines si spéciales, sa place dans une filière complexe. Comment les machines achetées par les grands groupes industriels ne sont rien de moins qu’une cristallisation de formes humaines. »

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